LES AMIS DE LA MÉDIATHÈQUE DE TROYES CHAMPAGNE MéTROPOLE

À venir

La ville de Troyes, source d’inspiration pour les historiens : Albert Babeau, et quelques autres

Jeudi 25 avril 2019 à 17 H
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par Pierre-Eugène Leroy

Maître de conférences au Collège de France.

La ville de Troyes dévoile, depuis peu, ses charmes au grand public : églises, monuments civils, maisons à pans de bois, rues pittoresques surgissent littéralement de l’épaisse gangue du temps…

Erudits et chroniqueurs, depuis longtemps, ont préparé cette métamorphose en développant une relation particulière avec Troyes, puisant dans les réalités de sa situation, les événements qui s’y sont déroulés, les monuments qu’on y a élevés, la société qui y a prospéré, une source d’inspiration et d’engagement : l’académicien Albert Babeau (1835-1914) est l’exemple le plus accompli pour une époque déjà lointaine, mais aujourd’hui encore, cette ville séduit des historiens qui n’ont pas peur de libérer leur plume.

Les liens entre Pierre-Eugène Leroy, Troyes et l’Aube se sont tissés en deux temps : il y a un demi-siècle, il était pratiquement missionné par Charles de La Roncière, alors assistant d’histoire du Moyen-âge en Sorbonne, pour étudier les églises de Champagne méridionale qui, d’après ce grand médiéviste issu d’une famille Auboise, allaient disparaître rongées par le temps et l’indifférence.
Presque vingt ans plus tard, au milieu de sa carrière universitaire construite autour des correspondances du XVIIe siècle et achevée au Collège de France (1993), il s’installait, avec sa famille, au nord du département, pour sauver une grande maison à pans de bois menacée de destruction.
En 1983 il créait avec Jean-Paul Oddos, alors conservateur à la Bibliothèque municipale, le Centre troyen de Recherche et d’Etudes Pierre et Nicolas Pithou. Cette riche aventure marquée par colloques, publications, concerts… et même pièces de théâtre, certains se souviennent encore du Voleur de Harengs mystère présenté en 1986 devant la Cathédrale, se poursuit avec Jacky Provence, malgré la raréfaction des « érudits locaux » amoureux des sources anciennes.