Les amis de la médiathèque DE TROYES CHAMPAGNE MéTROPOLE

Conférences

Bibi Fricotin roi des debrouillards

De la censure des enfants et des livres

Jeudi 27 février 2020 à 17 h 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)
Par Marine Planche,
conservatrice en chef à la Bibliothèque nationale de France.
Du début du XXe siècle à nos jours, de nombreux livres pour enfants ont suscité maints débats et polémiques. Où s’arrête la liberté d’expression et où commence la protection de l’enfance ? Les 70 ans de la loi du 16 juillet 1949 furent l’occasion d’une exposition-dossier à la Bibliothèque nationale de France retraçant l’histoire de ces polémiques, des Pieds Nickelés à Tous à poil !
Au travers de nombreux exemples, Marine Planche reviendra sur les différentes questions soulevées par cette dénonciation des « mauvaises lectures ».

Marine Planche est conservatrice en chef au département Littérature et art de la BnF (Centre national de la littérature pour la jeunesse) et fut commissaire de l’exposition « Ne les laissez pas lire ! Polémiques et livres pour enfants » (17 septembre-1er décembre 2019).
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© Édith Toussaint, d’après John Howe. Collection particulière.

Tolkien, voyage en Terre du Milieu

Jeudi 9 janvier 2020 à 17 h 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)
Par Frédéric Manfrin,
conservateur en chef à la Bibliothèque nationale de France.
Dévoilant à la fois l’homme et son oeuvre, l’exposition de la Bibliothèque nationale de France est conçue comme un voyage en Terre du Milieu. Cet événement permet au public d’appréhender le monde imaginaire forgé par l’auteur du Seigneur des Anneaux, ses paysages, ses peuples et leurs langues, toutes inventées par celui qui fut professeur de langues et littératures médiévales à Oxford.
Pour la première fois en France seront présentés de nombreux manuscrits et dessins originaux de J.R.R. Tolkien. L’occasion de découvrir ou redécouvrir les œuvres littéraires qui retracent l’histoire de la Terre du Milieu.
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Fortunes iconographiques
de Paul et Virginie

Jeudi 14 novembre 2019 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)
Par Jean-Louis Haquette,
Professeur des universités. Il enseigne à l’Université de Reims la littérature comparée, et dirige le Crimel.
 
Et Marie-Dominique Leclerc.
Maître de conférences honoraire à l’Université de Reims et membre du Crimel.

Le petit roman pastoral et exotique de Bernardin de Saint Pierre connut, dès sa publication à la fin du XVIIIe siècle, un succès qui ne se démentit pas au fil des décennies.

Il s’accompagna d’une riche iconographie, dans les très nombreuses éditions illustrées mais aussi bien au-delà, dans une série de productions que nous qualifierions aujourd’hui de “produits dérivés”.
Ce sont quelques aspects de cette diffusion par l’image qu’aborderont les deux conférenciers, à partir de documents conservés, pour certains, à la Médiathèque Jacques Chirac.

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De Maus à Spirou :
les métamorphoses de la Shoah dans la bande dessinée contemporaine

Jeudi 3 octobre 2019 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)
Par Didier Pasamonik
 
Éditeur, journaliste, commissaire d’expositions d’origine belge, spécialiste reconnu de la bande dessinée écrivant pour de nombreux journaux.
Il est Directeur général d’ActuaBD.com, le premier site d’information sur la BD en France.
 

En partenariat avec l’institut Rachi de Troyes.

Maus d’Art Spiegelman (Flammarion) a été un tournant dans la représentation de la Shoah dans la bande dessinée, alors que celle-ci y avait été quasiment absente dans les 40 années précédentes.
Ce roman graphique a déclenché un véritable phénomène mémoriel qui est allé bien au-delà du monde juif, comme en témoignent des œuvres comme Le Cahier à fleurs (2 vol.) de Galandon & Nicaise (Grand Angle) sur le génocide des Arméniens, Deogratias de Stassen (Dupuis) sur le génocide des Tutsi au Rwanda, Manouches de Kkrist Mirror (Steinkis), Triangle Rose de Michel Dufranne et Milorad Vicanovic-Maza (Delcourt)…
 
Récemment, Spirou, L’Espoir malgré tout d’Emile Bravo (Dupuis) ou encore Les Enfants de la Résistance par Ers et Dugomier (Le Lombard), élaborent de grandes sagas où la Shoah est représentée de façon précise et documentée.
Elle est désormais, avec Deuxième Génération de Michel Kichka (Dargaud) l’objet d’une mémoire apaisée qui nous pousse cependant à rester vigilants au réveil de la « bête immonde ».

Une révolution de l’image :
la gravure sur bois​

Jeudi 13 juin 2019 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par Coline Gosciniak,

Responsable de la bibliothèque Carnegie et des fonds patrimoniaux de la bibliothèque municipale de Reims.

Elaborée en Chine au VIIe siècle, la technique de la gravure sur bois, également appelée xylogravure, se répand en Europe au cours du XVe siècle. Diffusée largement grâce aux ouvrages imprimés qu’elle illustre, la xylogravure constitue l’une des évolutions majeures de l’histoire du livre et permet la reproduction en de nombreux exemplaires d’une même image.

Cette conférence vous permettra d’en découvrir les principales caractéristiques ainsi qu’une sélection d’ouvrages représentatifs de cette technique.

La ville de Troyes, source d’inspiration pour les historiens : Albert Babeau, et quelques autres

Jeudi 25 avril 2019 à 17 H 00
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par Pierre-Eugène Leroy

Maître de conférences au Collège de France.

La ville de Troyes dévoile, depuis peu, ses charmes au grand public : églises, monuments civils, maisons à pans de bois, rues pittoresques surgissent littéralement de l’épaisse gangue du temps…

Erudits et chroniqueurs, depuis longtemps, ont préparé cette métamorphose en développant une relation particulière avec Troyes, puisant dans les réalités de sa situation, les événements qui s’y sont déroulés, les monuments qu’on y a élevés, la société qui y a prospéré, une source d’inspiration et d’engagement : l’académicien Albert Babeau (1835-1914) est l’exemple le plus accompli pour une époque déjà lointaine, mais aujourd’hui encore, cette ville séduit des historiens qui n’ont pas peur de libérer leur plume.

Les liens entre Pierre-Eugène Leroy, Troyes et l’Aube se sont tissés en deux temps : il y a un demi-siècle, il était pratiquement missionné par Charles de La Roncière, alors assistant d’histoire du Moyen-âge en Sorbonne, pour étudier les églises de Champagne méridionale qui, d’après ce grand médiéviste issu d’une famille Auboise, allaient disparaître rongées par le temps et l’indifférence.
Presque vingt ans plus tard, au milieu de sa carrière universitaire construite autour des correspondances du XVIIe siècle et achevée au Collège de France (1993), il s’installait, avec sa famille, au nord du département, pour sauver une grande maison à pans de bois menacée de destruction.
En 1983 il créait avec Jean-Paul Oddos, alors conservateur à la Bibliothèque municipale, le Centre troyen de Recherche et d’Etudes Pierre et Nicolas Pithou. Cette riche aventure marquée par colloques, publications, concerts… et même pièces de théâtre, certains se souviennent encore du Voleur de Harengs mystère présenté en 1986 devant la Cathédrale, se poursuit avec Jacky Provence, malgré la raréfaction des « érudits locaux » amoureux des sources anciennes.
Quartier lointain, moanga de la catégorie Seinen [pour adulte de sexe masculin avant tout],
écrit et illustré par Jirō Taniguchi.
logoBidibul

Autour des mangas

Mercredi 13 mars 2019 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par Johan
De la librairie Bidibul à Troyes.

Apparus timidement en France dans les années 80, les mangas ont connu le succès à partir de 1990. Héritières des estampes japonaises, ces bandes dessinées, qui s’adressent à un public fort varié, ont connu des évolutions importantes tout au long du XXᵉ siècle.

C’est à cette histoire et à une familiarisation avec l’objet Manga qu’est consacrée cette présentation assurée par un spécialiste troyen.

L'atelier du Livre d'art & de l'Estampe de l'Imprimerie Nationale

Jeudi 14 février 2019 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par Pascal Fulacher
Directeur de l’atelier du Livre & de l’Estampe de l’Imprimerie Nationale.

Docteur en Art et Sciences de l’art (Paris 1 -Sorbonne) et historien du livre.

L’atelier du Livre d’art & de l’Estampe de l’Imprimerie Nationale constitue un ensemble unique au monde qui concentre l’histoire du livre imprimé et en perpétue les techniques ancestrales. En effet, à l’héritage exceptionnel de ses collections, s’ajoute l’éventail des métiers d’art qui fondent l’histoire de l’imprimerie et de ses techniques. Création de caractères, gravure de poinçons, fonte de caractères, composition manuelle et mécanique au moyen de caractères latins et orientaux, impression typographique, taille-douce… tous ces métiers restent vivants à l’Imprimerie Nationale et se conjuguent pour produire de splendides ouvrages à tirage limité, alliant la beauté des caractères à celle des figures, dans le droit fil de la tradition d’excellence qui, depuis sa fondation en 1640, est la marque de l’établissement d’État.

Au cours de cette conférence, sera retracée, à travers un exposé illustré de 200 images, l’histoire de l’Imprimerie Nationale depuis ses origines, et seront présentés ses collections typographiques et graphiques, uniques au monde, ainsi que l’ensemble de ses savoir-faire perpétués depuis bientôt quatre siècles.

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Libres propos sur Nadar

Mercredi 16 janvier 2019 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par Stéphanie de Saint Marc
Maître de conférences à l’Université de Paris II, Panthéon-Assas.
Directrice de l’Irpi [Institut de recherche en propriété intellectuelle].
Autrice d’un ouvrage intitulé Nadar, paru aux éditions Gallimard en 2010 dans la collection NRF Biographies.

Une dédicace aura lieu avant la conférence !

Photographes mais aussi peintres, dessinateurs, écrivains, journalistes, caricaturistes et inventeurs, Félix Nadar, son frère Adrien Tournachon et son fils Paul Nadar ont marqué de leur empreinte l’histoire de la photographie.
Félix Nadar, de son vrai nom Tournachon, a été l’ami de ses modèles : Baudelaire, Théophile Gauthier, Daumier, Gustave Doré… Homme de progrès, il a été journaliste, passionné de navigation aérienne, défenseur de la cause républicaine et avant tout photographe de génie.
 
” Nadar est multiple, et chercher à en faire une présentation synthétique serait vain. Je me propose, en partant de ses images qui sont certainement la meilleure façon de l’introduire, de me livrer à de libres propos sur Nadar et chemin faisant de le faire découvrir.
Je pourrais d’abord esquisser le tableau d’un Nadar intime et brosser à grands traits son enfance, sa jeunesse, qui ont déterminé son évolution, comme les relations qui se sont nouées au sein de sa famille, avec son frère Adrien, d’abord, puis avec Paul, son fils unique.
Ensuite, on ne peut évoquer Nadar sans parler du portrait des hommes célèbres de son temps : par la caricature d’abord, puis par la photographie, il a élaboré une galerie des gloires de son époque, avec une compréhension intime des ressorts de la célébrité. Ce n’est pas pour rien qu’à la fin des années 90 le Getty Museum a eu l’idée d’associer Nadar et Warhol dans une exposition qui leur était consacrée.
Enfin, Nadar symbolise à lui seul tout le XIXe siècle, il en incarne la modernité et le goût du progrès : progrès technique, progrès politique, avènement d’un monde où l’image prédomine, il a été aux avant-scènes de toutes ces problématiques. C’est cela aussi que je serais heureuse de présenter et de développer en espérant faire partager mon enthousiasme pour ce personnage hors du commun. “
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Les débuts du luthéranisme en France

Jeudi 22 novembre 2018 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par Florine Lévecque-Stankiewicz
Conservatrice à la Bibliothèque Mazarine à Paris et commissaire de l’exposition.

Cette conférence présente l’exposition, qui se tiendra à la Bibliothèque Mazarine à partir du 14 novembre 2018, et sera inaugurée 500 ans après l’arrivée des premiers textes luthériens à Paris. Elle est consacrée la diffusion du message luthérien sur le territoire français, et à Paris en particulier, depuis les premiers textes importés des centres d’impressions germaniques (1518) jusqu’au premier Index de la Faculté de théologie de Paris (1544). Malgré la condamnation officielle de la Faculté de théologie de Paris (1521), la pensée de Luther continue à circuler, par le biais d’éditions clandestines (à Paris, mais aussi Anvers, Neuchâtel, Strasbourg), ou sous des formes diverses : citations, traductions, etc.


L’exposition associe la Bibliothèque Mazarine et la Société d’Histoire du Protestantisme français ; elle sollicite, outre les collections de la Mazarine et de la SHPF, celles de la BnF, de la Bibliothèque Sainte Geneviève, le Musée Calvin à Noyon. 

 

Manifestation organisée par le Centre de Recherche Interdisciplinaire sur les Modèles Esthétiques et Littéraires (CRIMEL-EA3311) de l’Université de Reims Champagne Ardenne, avec le concours de l’association Les Amis de la Médiathèque de Troyes Champagne Métropole.
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Grosley et Simon de Troyes, deux polygraphes champenois du siècle des Lumières

Vendredi 16 novembre 2018 à 14 H
Demi-journée d’étude à la Médiathèque de Troyes
À l’occasion du double anniversaire de la naissance de Pierre-Jean Grosley (1718-1785) et de la mort d’Edouard-Thomas Simon (1740-1818).

 
Parmi les érudits champenois collectionneurs de livre, Grosley et Simon incarnent au siècle des Lumières un type de pratique lettrée que cette demi-journée d’études vise à analyser.
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre plus général d’un projet de recherche sur « Acteurs du livre et patrimoines textuels en Champagne Ardenne » (Alipat).

Intervenants

Emmanuelle Minault-Richomme et François Berquet (Médiathèque de Troyes Champagne Métropole)
« À la source. Manuscrits et archives de Grosley et Simon de Troyes dans la collection de la Médiathèque de Troyes Champagne Métropole »

Dominique Quéro (professeur de littérature française, Université de Reims Champagne-Ardenne)
« Grosley et Simon de Troyes : parcours croisés de deux polygraphes champenois »

Jacques Bernet (maître de conférences honoraire en histoire moderne, Université de Valenciennes)
« Les débuts de la presse périodique troyenne, des Ephémérides de Pierre-Jean Grosley (1757-1768) aux Affiches d’Edouard-Thomas Simon (1782-1795) »

Jean-Louis Haquette (professeur de littérature comparée, Université de Reims Champagne-Ardenne)
« Simon de Troyes et la pratique de la traduction »

Présentation de la base de données « Collectionneurs de Livres en Champagne Ardenne ».

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Incunabula : Nicolas Jenson (1420-1480) ; un haut-marnais à Venise !

Jeudi 11 octobre 2018 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par Émmanuelle Tisserand, responsable des fonds patrimoniaux de la médiathèque Marcel-Arland de Langres.

Elle est en charge, entre autre, de la valorisation des collections langroises, et anime des classes patrimoine pour les scolaires, ainsi que des rencontres avec le grand public intitulées “Les trésors publics de la médiathèque” . Elle organise également des expositions lors des Journées européennes du patrimoine.

Un incunable est un livre imprimé en Europe avant le 1er janvier 1501. Le premier incunable répertorié est un ouvrage sorti des presses de Mayence, la fameuse Bible à quarante-deux lignes imprimée par Johannes Gutenberg et ses partenaires en 1454. Un quart de siècle plus tard, à Venise, un haut-marnais Nicolas Jenson était qualifié de prince des typographes et dirigeait une des plus importantes imprimeries d’Europe. Comment en est-il arrivé là ? C’est la question à laquelle cette conférence tente de répondre en retraçant son parcours et en présentant ses réalisations.
Les bibliothèques langroises conservent environ 370 incunables dont un peu plus de 65 éditions de Nicolas Jenson.

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Icônes de Mai 68

Jeudi 14 juin 2018 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par les commissaires de l’exposition Icônes de Mai 68 à la BnF

Audrey Leblanc
Docteure en histoire de l’EHESS, chargée d’enseignement en histoire à l’Université Lille 3

et

Dominique Versavel
Conservatrice au département des Estampes et de la Photographie de la BnF, en charge des fonds de photographie moderne

Comment s’est construite notre mémoire visuelle collective des événements de Mai 68 ? Selon quels processus certaines photographies, présentées comme documentaires, ont-elles atteint un statut d’icônes ? S’appuyant sur près de 200 pièces – photographies, planches contact, magazines, documents audiovisuels -, l’exposition présentées par la BnF fait l’histoire de certaines de ces images désormais célèbres. Elle suit leur trajectoire médiatique pour mettre en évidence les conditions de leur émergence culturelle dans la mémoire collective.

Interview des deux commissaires.

Merci à la Médiathèque de TCM pour le temps et l'intérêt accordés à nos deux intervenantes.

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Le mystère Nicole Paris, imprimeur troyen de la Renaissance

Mercredi 16 mai 2018 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)
Par Malcolm Walsby, historien de l’Université de Rennes et spécialiste de l’histoire du livre aux XVe et XVIe siècles. 

La carrière troyenne de l’imprimeur Nicole Paris fut courte mais il livra néanmoins des éditions importantes associées à des personnages de premier plan comme Étienne Dolet. Le patronage de l’abbé de Larrivour, Jean de Luxembourg, amoureux des lettres, lui permit d’imprimer des ouvrages extraordinaires comme cet immense antiphonaire conservé à la médiathèque de Troyes et une étrange et influente édition de l’Institution du prince de Guillaume Budé. L’historien du livre Malcolm Walsby évoquera, lors de cette conférence, cet acteur fascinant du monde du livre de la Renaissance à Troyes. Au travers d’une analyse des éditions, des livres et des archives, il tentera de montrer comment Nicole Paris marqua le monde du livre et puis en disparut soudainement, laissant derrière lui bien des énigmes à élucider.

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Plantu 50 ans de dessins de presse

Jeudi 5 avril 2018 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)
Par Martine Mauvieux , conservateur en chef, Bibliothèque nationale de France.

Jean Plantureux, alias Plantu, est devenu en 1985 LE dessinateur du journal Le Monde, à la suite de la décision d’André Fontaine, rédacteur en chef de l’époque, de publier ses dessins en Une du quotidien. Travaillant à ses débuts pour des journaux aux titres divers (L’Etudiant, Le Pèlerin, le Canard enchaîne, Phosphore, Science et vie, Le Point, La Grosse Bertha, Charlie Hebdo, Téléramapour n’en citer que quelques-uns), il a marqué son époque de son trait rond et candide au service d’un humour caustique, celui du journaliste engagé, défenseur de la liberté d’expression, maniant l’art du dérapage contrôlé, pour dire ce qu’il pense sans atteindre à l’intégrité des personnes.

L’exposition, qui se tient à Paris, à la BnF/François Mitterrand – Galerie des donateurs du 20 mars au 20 mai 2018, présente une centaine de dessins originaux et quelques-unes de ses sculptures (clin d’œil à Daumier) : occasion d’apprécier l’évolution graphique de l’artiste et son inventivité pour traduire ses sentiments contrastés face aux actualités nationales et internationales. Occasion aussi d’apprécier sa détermination  à soutenir et défendre les dessinateurs de presse de nombreux pays à travers son association Cartooning for Peace (qu’il crée en 2006), en multipliant les témoignages, conférences, rencontres, expositions et actions pédagogiques en France et à l’étranger.

En une cinquantaine d’années, Plantu a réalisé des milliers de dessins qu’il remet à la BnF. Par cette exposition, la Bibliothèque marque sa reconnaissante et rend hommage au dessinateur de presse infatigable, témoin attentif de notre époque, armé d’un crayon habile et incisif à saisir la trame des jeux politiques et sociaux vue dans le miroir du rire et de la dérision.Par Martine Mauvieux , conservateur en chef, Bibliothèque nationale de France.

Goscinny

René Goscinny l’américain

Jeudi 22 février 2018 à 17 H 30
Médiathèque de Troyes, salle jaune (1er étage)

Par Didier Pasamonik 

« J’aime bien les étrangers : j’ai été étranger moi-même pendant longtemps  » (René Goscinny). On ne manque jamais de rappeler qu’Astérix, ce héros si « typiquement français » est l’œuvre d’enfants issus de l’immigration. Les parents d’Albert Uderzo sont italiens ; ceux de René Goscinny sont nés en Pologne et en Ukraine. À cela s’ajoute le fait que les premières années de Goscinny, les plus formatrices, ne sont pas culturellement liées à la France. Goscinny est quasiment « américain » : il vécut dix-sept ans en Argentine, puis six aux États-Unis.

Didier Pasamonik nous raconte cette histoire. Éditeur, journaliste, commissaire d’expositions, est un spécialiste reconnu de la bande dessinée. Il a publié plusieurs ouvrages sur le dessin d’humour et la bande dessinée. Il est le conseiller scientifique de l’exposition « René Goscinny – Au-delà du rire » (jusqu’au dimanche 4 mars 2018, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris).